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Réforme du logement social : les textes Elan continuent de tomber au Journal officiel Actualités Casiopé En mai 2019, le climat des affaires est stable dans l’industrie du bâtiment

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C’est un fait : il fait toujours plus chaud dans les villes que les campagnes. Béton, trafic automobile, climatisation… Face à la canicule qui s’apprête à déferler sur la France et aux enjeux climatiques actuels, ce sont autant de facteurs aggravants. Le climatologue Jean Jouzel, contacté par Libération, en fait le triste constat : «La ville n’est pas adaptée ni préparée au réchauffement climatique. La chaleur se stocke dans les bâtiments et les routes et se déstocke la nuit.» Pour aérer ces îlots de chaleur urbains, voici quelques pistes de réflexion.

 

Adapter nos logements

Si on sait s’isoler contre le froid, en revanche, on sait mal se prémunir du chaud. «La France perpétue une tradition d’isolation par l’intérieur, c’est une erreur, constate l’énergéticien Thierry Salomon (Izuba énergies) qui travaille sur l’optimisation des bâtiments. On s’évertue à construire des bâtiments qui ne sont pas adaptés à la canicule en préférant installer la climatisation, par facilité.» Des climatiseurs qui rejettent directement dans l’atmosphère la chaleur des bureaux et des habitations, aggravant l’effet de serre et les surchauffes. Lui préconise avant tout d’isoler les toitures par lesquelles le soleil pénètre directement. Certains imaginent même de les peindre en blanc, comme en Algérie, pour réfléchir les rayons. Pour la structure du bâtiment, Thierry Salomon conseille donc une isolation extérieure. «Nos bureaux, à Montpellier, ont une ossature bois avec isolation par bottes de paille. On a aussi des murs verticaux de terre qui stockent la chaleur», détaille-t-il encore. Hormis la terre, il y a aussi des matériaux lourds comme la pierre et le béton qui peuvent atténuer. Il rappelle aussi la nécessaire installation de stores extérieurs ou de vitrages spécifiques, mais aussi des brasseurs d’air plafonniers très efficaces pour abaisser la température ressentie. «Se protéger des chaleurs estivales, ça coûte plus cher à la conception, mais on évite de climatiser. Malheureusement, la réglementation thermique actuelle est bien trop laxiste sur cette question essentielle.»

 

Recouvrir le béton de verdure

A défaut de peindre les toitures, il est primordial de les végétaliser. Comme tout le reste de la ville. «Un arbre, c’est le meilleur climatiseur connu, entonne Thierry Salomon. Il crée des zones de fraîcheur par l’ombre et l’évapotranspiration.» A Paris, «20 000 arbres ont été plantés durant ces six dernières années, ainsi que 100 hectares d’espaces verts» (agriculture urbaine comprise), s’enthousiasme Célia Blauel, adjointe chargée de l’environnement et du développement durable à la mairie, qui a fait du débétonnage sont cheval de bataille. Selon elle, les XIXe et XXe arrondissements sont aujourd’hui les plus chauds de la capitale, notamment à cause du fameux béton. L’idée, c’est de changer les matériaux de la rue et de planter de la verdure, même sur les façades. Prochains chantiers : les places Bastille, Nation et Opéra d’ici la fin de l’année. Sans oublier la création de forêts urbaines derrière l’Opéra Garnier, sur le parvis de l’hôtel de ville et de la gare de Lyon, ainsi que sur les berges. Même si l’élue le conçoit : «C’est encore compliqué à Paris, notamment d’un point de vue patrimonial avec les architectes des bâtiments de France qui refusent de planter à certains endroits.»

 

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